L’école nationale de la météo attire de plus en plus les jeunes

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Avec 300 visiteurs comptabilisés samedi, l’École nationale de la météorologie de Toulouse (ENM) a multiplié par deux l’affluence de ses journées portes ouvertes.

Effet post Cop 21, ou volonté d’embrasser une profession en phase avec la nature ? les jeunes sont de plus en plus nombreux à envisager de faire carrière dans la Météo. La visite de la grande salle d’observation de l’école ouverte sur la chaîne des Pyrénées, puis de la salle des prévisions où les futures météorologues élaborent et testent leurs premières analyses du temps qu’il fera devant leurs aînés leur a donné un avant-goût des métiers pratiqués sur le campus toulousain de Météo France. Des métiers auxquels ils n’auront toutefois accès que si leurs bulletins de note sont irréprochables.

Quelque 90 étudiants intègrent chaque année l’ENM sur concours. Ceux qui se destinent à devenir techniciens supérieurs de la Météo doivent être titulaires d’un solide Bac «S» ou d’un Bac STI2D (sciences et techniques de l’ingénierie et du développement durable). Les formations de techniciens sont essentiellement destinées à pourvoir aux besoins de Météo France.

L’école qui n’a pas de formation intégrée recrute les élèves ingénieurs a leur sortie des classes préparatoires Math sup et Math spé. Une passerelle donnant directement accès après concours en deuxième année est également prévue pour les étudiants titulaires de master scientifique à dominante météo. Les étudiants peuvent aussi préparer un Master 2 Recherche «Océan atmosphère et surfaces continentales» et un Mastère spécialisé «éco ingénierie». Au terme de leurs trois ans d’étude 50 % des jeunes ingénieurs intègrent Météo France. Les autres s’orientent vers le privé. «Depuis 2015, l’école organise un forum et un colloque destinés aux entreprises. Ces manifestations ont pour but de faire mieux connaître le profil de nos étudiants car nous avons constaté que nos formations sont totalement

en phase avec les besoins des entreprises mais qu’elles étaient encore trop méconnues», explique Claire Doubremelle la directrice des études.

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